
Leeds, Yorkshire, nord de l'Angleterre, 1974. Jeanette Garland : disparue à Castleford en juillet 1969. Susan Ridyard : disparue à Rochdale en mars 1972. Quant à Clare Kemplay, elle vient de disparaître à Morley, en revenant de l'école. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée à proximité d'un chantier de construction.
Edward Dunford, journaliste au Yorkshire Post est encore un néophyte qui doit faire ses preuves dans l'ombre du reporter vedette Jack Whitehead. Pour chasser le scoop (du moins, le pense-t-il), il devra parcourir les routes de l'ouest du Yorkshire au volant de la vieille Viva de son père, qui vient de décéder.
Les indices qu'il va découvrir vont petit à petit lui faire prendre conscience que bien des choses paraissent propres en surface et que dessous, on trouve une pourriture innommable.
En quelques mots : une terrible et très grosse claque ! David Peace n'a pas son pareil pour décrire, dans les moindres détails, l'étendue de la corruption qui sévit dans l'ouest du Yorkshire. Styliste hors pair, au même niveau qu'Ellroy, son écriture, fluide, précise, un rien cynique et qu'on pourrait sembler croire prisonnière d'un cercle vicieux de répétitions, participe pleinement à la noirceur de l'intrigue.
Des personnages portés par leur sombre destin, prisonniers d'une douleur sourde et qui, pourtant, avancent, attentifs aux compromissions des uns et des autres.
1974 est le premier volet du "Red Riding Quartet". Il est suivi de 1977, 1980 et 1983.
On ressort lessivé de ce polar sombre de 332 pages mais avec le sentiment d'avoir découvert un immense auteur.
Note: 20/20.





